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Détails du fichier torrent: "Un combat singulier - Général de Bollardière" |
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Description:

« Un combat singulier, Portrait du Général de Bollardière, avec sa femme Simone » est un Documentaire de Xavier Villetard, sorti en 2004 et diffusé par la Chaine France 3.

Synopsis
Le général Jacques de Bollardière, c’est : gloire, combats, exploits, médailles, d’une guerre à l’autre, sans état d’âme. Pourtant, un jour de 1957, il désobéit à sa hiérarchie qui justifie l’usage de la torture durant la guerre d’Algérie.
« Le baroudeur par excellence » bascule alors du côté de la non-violence et son destin représente un cas unique dans l’histoire militaire contemporaine. Son épouse, signataire de l’appel contre la torture en 1957, continue de perpétuer ses idées, les incarne et les fait partager.
Plus qu’un témoin privilégié, elle participe à cette destinée qui croise l’Histoire et nous invite dans les coulisses du combat de leur vie.

Fiche technique
Scénario :Xavier Villetard
Image : Camille Le Quellec
Son : Henri Puizillout
Montage : Marie-Pomme Carteret
Durée : 52 minutes
TSR (Télévision Suisse Romande)
France 3 Ouest
Festival de Douarnenez
Critiques presse
LE TELEGRAMME
Un combat pour des valeurs humanistes ou le long cheminement d’un homme exceptionnel qui s’est battu pour des convictions et qui refuse, dès 1940, de servir le gouvernement de Vichy.
OUEST-FRANCE
Un film historique qui révèle la personnalité et le combat d’un homme épris de justice et de liberté.
Quote: | Jacques Pâris de Bollardière |
Naissance .......... 16 décembre 1907 à Châteaubriant (Loire-Atlantique)
Décès .............. 22 février 1986 (à 78 ans) à Guidel (Morbihan)
Origine ............ 
Allégeance ......... Armée française FFL
Décorations
Grand Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945 (5 citations)
Médaille de la Résistance
Croix de Guerre (Belgique)
Distinguished Service Order and Bar (Royaume-Uni)
Officier de l'Ordre royal de la Couronne (Belgique)
Jacques Pâris de Bollardière était un officier, Général de Brigade, de l’armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d'Indochine et de la guerre d'Algérie. C'est également une des figures de la non-violence en France.
Seconde Guerre mondiale
Fils d'un officier de marine, il fait des études secondaires au collège Saint-Sauveur de Redon, avant de rejoindre le Prytanée militaire de La Flèche. Entré en 1927 à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, où il se distingue par son esprit libre et contestataire, il en sort trois ans après avec le grade de sergent-chef (c'est une sanction : les « cyrards » sortent normalement sous-lieutenants et accomplissent leur cursus en deux ans). Affecté au 103e RIA de Bastia, il est promu lieutenant en 1932. Engagé en 1935 dans la Légion étrangère, il est nommé au 1er régiment étranger d'infanterie à Saïda, en Égypte, qui rejoint Marrakech l'année suivante.
En février 1940, il devient capitaine et prend part à la campagne de Norvège. Débarqué à Brest le 13 juin, il assiste à la débâcle et décide de rejoindre Londres. Il se rallie immédiatement aux Forces françaises libres, ce qui lui vaut une condamnation à mort par le Régime de Vichy.
Il participe à tous les combats des Forces françaises libres. Son rôle dans la prise de Massaoua lui vaut d'être décoré de la Croix de la Libération. Promu chef de bataillon en septembre 1941, il commande le 1er bataillon étranger en Libye, notamment à la bataille d'El Alamein, où il est blessé au bras par l'éclatement d'une bombe. Hospitalisé huit mois durant, il retrouve son unité le 15 juin 1943 à Sousse, en Tunisie.
En octobre 1943, il commande la mission « Citronnelle », qui doit organiser le maquis des Manises dans les Ardennes. Mal armés, mal organisés, mal préparés, 106 maquisards isolés dans les bois et sans secours y seront massacrés par l'occupant. Rentré de mission le 20 septembre, il prend le commandement du 3e RCP/3rd SAS de la brigade SAS, avec lequel il saute sur la Hollande le 7 avril 1945.
Jacques de Bollardière devient l'un des Français les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale.
Il est promu lieutenant-colonel à la fin de la guerre et prend le commandement des deux escadrons SAS français (2e et 3e RCP). Débarqué à Saïgon avec le corps expéditionnaire français en Extrême-Orient un mois après, il rentre en France en 1948 puis commande les troupes aéroportées en Indochine de 1950 à 1953.
Affecté au Centre des hautes études militaires en octobre 1953 puis à l'École de guerre, il prend la tête de deux brigades en Algérie en juillet 1956. En décembre de la même année, il est promu général de brigade : il est alors le plus jeune général de l'armée française.
Engagement contre la torture en Algérie
Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement la pratique de la Torture pendant la guerre d'Algérie pratiquée par l'armée française dans la recherche du renseignement lors de la guerre d'Algérie. Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt de forteresse à La Courneuve.
Il écrit quelques années plus tard : « Je pense avec un respect infini à ceux de mes frères, arabes ou français, qui sont morts comme le Christ, aux mains de leurs semblables, flagellés, torturés, défigurés par le mépris des hommes ». Il soutient Jean-Jacques Servan-Schreiber dans sa dénonciation de la torture.
« La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l’horreur, n’est que l’envers affreux de la communication fraternelle. Elle dégrade celui qui l’inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain. »
Relevé de son poste, il est ensuite nommé adjoint du général commandant supérieur des forces armées de la zone de défense AEF-Cameroun puis à Coblence, en Allemagne, des postes honorifiques qui l'éloignent du commandement. Il démissionne au moment du putsch des Généraux (avril 1961), n'ayant pu obtenir de poste en Algérie, comme il le souhaitait.
Il déclare à cette occasion : « le putsch militaire d’Alger me détermine à quitter une armée qui se dresse contre le pays. Il ne pouvait être question pour moi de devenir le complice d’une aventure totalitaire. »
Non-Violence
Il devient un membre actif du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN) avec sa femme Simone. Il participe au mouvement de défense du Larzac menacé par l'extension d'un camp militaire. Le 17 juillet 1973, il est arrêté au large de Moruroa alors qu’il manifeste de façon non-violente contre les essais nucléaires atmosphériques (et plus généralement contre la dissuasion nucléaire). La marine française arraisonne son voilier, le Fri, alors qu'il est en dehors des eaux territoriales. Le « commando Bollardière » est composé de Jean Toulat, Jean-Marie Muller et Brice Lalonde.
Il est également président de l'association Logement et promotion sociale de 1968 à 1978, membre d'associations régionalistes bretonnes et théoricien de la défense civile non-violente.
À l’occasion de la loi de réhabilitation des militaires putschistes de 1982, certains officiers ayant résisté au putsch sont également réintégrés dans les cadres ; trouvant ce parallélisme déplacé et ce geste bien tardif, le général de Bollardière refuse le même traitement.
Décédé dans sa résidence du Vieux-Talhouët le 22 février 1986, il est inhumé à Vannes.

Commémoration
Le Conseil de Paris a décidé, à l’unanimité, de baptiser « Général-Jacques-Pâris-de-Bollardière » le carrefour entre les avenues de Suffren et de la Motte-Picquet (VIIe et XVe arrondissement). L'inauguration a eu lieu le 29 novembre 2007.
Le 30 janvier 2009, le Conseil municipal de Rezé (Loire-atlantique) a adopté une délibération baptisant une rue au nom du Général Jacques Paris de Bollardière. Cette décision faisait suite à une démarche pédagogique engagée par une classe de BEP électrotechnique du lycée professionnel Louis-Jacques Goussier de Rezé, dont les élèves s'étaient émus du fait qu'aucune commune de l'agglomération nantaise n'avait immortalisé le nom de ce grand humaniste pourtant natif du département. L'inauguration a lieu le 30 mai 2009.

Œuvres
Bataille d'Alger, bataille de l'homme, Paris, Éditions Desclée de Brouwer, 1972.
Le Bataillon de la Paix, Paris, Éditions Buchet-Chastel, 1974 (ouvrage collectif)
Collaboration, la guerre et le désarmement, Paris, 1976
Bibliographie
Roger Barberot, Malaventure en Algérie avec le Général Paris de Bollardière, Paris, Plon, 1957
Jean Toulat, Un combat pour l'homme, Le général de Bollardière, Paris, éd. du Centurion, 1987
Jean-Jacques Servan-Schreiber, Passions, Paris, Fixot, 1991
Vincent Roussel, Jacques de Bollardière : de l'armée à la non-violence, Paris, Desclée de Brouwer, 1997
Jessie Magana, Général de Bollardière, non à la torture, Paris, Actes Sud, 2009
Filmographie
Général de Bollardière d'André Gazut et Pierre Stucki, prod. TSR (1974)
Un combat singulier - Documentaire (52" de Xavier Villetard, Prod. Leitmotiv productions, Pois chiche films, France 3 Ouest (2004)
Notes et références
Le 10 juin 1999, un vote historique des députés français permet de qualifier de « guerre » des événements qui, officiellement, n'avaient consisté qu'en des opérations de « maintien de l'ordre ». Quarante ans après, la mémoire de la guerre d'Algérie resurgit pour les témoins et les acteurs de ce drame qui a duré de 1954 à 1962. En juin 2000, avec la publication du témoignage de Louisette Ighilahriz, militante de la libération algérienne, torturée en 1957, le journal Le Monde a ravivé un débat toujours passionné sur une période sombre de l'histoire française. Les langues se délient, les témoignages affluent, d'anciens tortionnaires sont mis sur la sellette et aujourd'hui on mesure mieux l'ampleur et la cruauté du phénomène de la torture et des exécutions sommaires pendant la guerre d'Algérie. Le général Massu qui a organisé un réseau de collecte de renseignements basé sur le recours généralisé de la torture pendant la « bataille d'Alger » en 1957, esquissait un repentir tardif, à l'âge de 92 ans, en déclarant au journal Le Monde, le 23 novembre 2000 : « On aurait dû faire autrement, c'est surtout cela que je pense. Mais quoi, comment ? Je ne le sais pas. Il aurait fallu chercher, tenter de trouver. On n'a malheureusement pas réussi. »
Il y eu pourtant des Hommes et des Femmes qui s'étaient insurgés à l'époque contre ces horreurs. Leurs cris ne fut pas entendu. Le général de Bollardière en démissionnant de son poste de commandement en Algérie et en dénonçant publiquement la torture que les pouvoirs publics s'acharnaient à nier, fut de ceux là. Il venait de recevoir les étoiles qui en faisait, à l'âge de 49 ans, le plus jeune général de France. Aujourd'hui que le voile est bien levé, il apparaît combien son acte d'objection de conscience fût un acte lumineux. Son parcours exceptionnel est un témoignage d'humanité qui reste une source d'inspiration pour ceux qui veulent donner sens et cohérence à leur vie. Dans une lettre adressée au ministre des armées en juillet 1973, il déclarait : « Trente ans de vie de soldat et d'opérations de guerre en Europe, en Asie, et en Afrique m'ont convaincu définitivement de l'importance d'une réflexion critique fondamentale sur la violence. J'ai la conviction que la violence armée se révèle absolument inefficace pour résoudre humainement les tensions et les conflits qui sont la trame de l'histoire. »
La Guerre d'Algérie
Jacques de Bollardière est instructeur à l'Ecole de guerre à Paris pour y enseigner la stratégie et la tactique des troupes aéroportées quand éclate la guerre d'Algérie.
Le gouvernement Guy Mollet, en 1956, décide d'envoyer en Algérie des jeunes du contingent et des rappelés sans préparation, ni matérielle ni morale. Cela décide Jacques de Bollardière à partir en juillet 1956. Lui qui avait commandé à des légionnaires, à des parachutistes, se porte volontaire pour partir cette fois-ci à la tête de brigades de rappelés de l'armée de l'air. Il va commander le secteur Est de l'Atlas blidéen, entre les dernières maisons de la banlieue d'Alger et les premiers contreforts des massifs de Kabylie.
Dès son arrivée sur place, le problème du renseignement lui est posé très clairement. Il affirme qu'il ne peut être question d'employer ce qu'on commence à appeler pudiquement un peu partout, les « interrogatoires poussés » : « Il fallait donc inspirer confiance à la population, l'amener à travailler avec nous, pour son propre bien, refuser toujours de réduire par impuissance tous les Musulmans à l'état de suspects. Pour cela il fallait sans ambiguïté réprimer et punir les folles et scandaleuses bastonnades qui provoquaient le massacre criminel de Musulmans pris au hasard par les Européens. A défaut de cela, nous tomberions dans l'enchaînement sans fin de la violence et de la surenchère de la haine ». Il sait qu'il doit préciser rapidement et par écrit à tous ceux qui se trouvent sous ses ordres qu'il est exclu de torturer les Arabes pour les faire parler : « Je connaissais trop les hommes, ayant commandé pendant trente ans, pour ne pas savoir que si le commandement cède sur le principe absolu du respect de la personne, ennemi ou pas, c'est un déchaînement d'instincts troubles qui ne connaît plus de limites et qu'on trouve toujours le moyen de justifier ». Il sait aussi « que la violence, imposée dans sa forme la plus hideuse à des résistants que l'on veut pousser jusqu'à la trahison, fait lever des bandes de résistants plus nombreux et plus déterminés encore »
Il va travailler au rétablissement du dialogue avec la population et imposer le respect des Algériens sur tout le secteur qu'il commande interdisant toute violence physique sur les prisonniers. Il décide d'ouvrir des chantiers sous la protection de ses troupes. Ainsi, les Algériens pourront obtenir un travail, un salaire, des soins médicaux et des contacts avec les administrateurs. Par ces chantiers vont être entrepris des travaux d'irrigation, de voirie, de réfection des sols. Il obtient du Gouvernement général et de la Préfecture d'Alger un accord complet sur le projet et des crédits importants qui se sont accumulés faute d'avoir pu être utilisés à cause de la guerre. Il met en place un état-major spécialement chargé de dresser le plan des travaux et d'en assurer la mise en oeuvre et le contrôle. Il obtient du Préfet d'Alger une délégation de pouvoir pour les affaires civiles. Il utilise les compétences des rappelés qu'il a sous ses ordres pour résoudre les différents problèmes techniques qui se posent.
Avec son soutien, le lieutenant Servan-Schreiber, directeur du journal l'Express dans le civil met sur pieds des commandos d'un type très particulier qui seront baptisés les « commandos nomades ». Leur rôle est de prolonger au plus loin les actions de contacts humains, de rétablir les liaisons administratives avec les douars les plus éloignés et les plus inaccessibles. Conscients des risques qu'ils prennent, ils partent plusieurs jours dans les zones coupées de tout contact. Ils partagent la vie de la population, dorment dans les mechtas, mangent avec des hommes qui avaient perdu toute relation avec la présence française depuis plusieurs années. En participant à ces commandos, les volontaires signent un engagement par lequel ils affirment connaître et accepter les risques de la mission qui leur est confiée et qui précise « Je m'engage en outre, sur l'honneur, à respecter la règle des nouveaux commandos nomades : tout musulman sera considéré par moi comme un ami, et non comme un suspect, sauf preuve du contraire ... ».
Après cinq mois de cette activité intense, les résultats se font sentir. Les pertes dans les deux brigades sont très faibles et une baisse sensible des attentats est enregistrée. Les chantiers emploient plus de trois mille hommes. Jean Mairey, directeur général de la Sûreté nationale rend hommage à cette action dans un rapport qu'il adresse au Président du Conseil, Guy Mollet, sur la situation en Algérie : « Je ne peux m'empêcher de penser, face à tant d'incompréhension, que bien des choses eussent changé avec d'autres méthodes. J'en veux pour preuve dans la magnifique réussite du Secteur oriental de la Mitidja. Là, un jeune général, audacieux dans ses conceptions, réaliste dans le travail, courageux et opiniâtre comme il l'avait été dans les luttes de la Libération, a su associer civils et militaires, Européens et Franco-Musulmans, dans une oeuvre de pacification véritable ». Il ajoute : « A ceux, s'il en demeure encore, qui se bercent de l'illusion de la seule solution du problème algérien par la force, de l'armée et de la police conjuguée, je réponds que c'est là une dangereuse chimère parce que désormais irréalisable. Le fossé est trop large, la haine trop intense, l'incompréhension trop totale, après trop de violence et trop d'injustices pour que l'Algérie redevienne sans de grands bouleversements une unité réelle ... Le sort de l'Algérie est entre les mains des politiques ... »
Mais il est déjà trop tard. Une nouvelle organisation de commandement est mise en place en vue du maintien de l'ordre dans le département d'Alger. Elle donne les pleins pouvoir au général Massu, commandant la 10ème Division Parachutiste pour rétablir l'ordre dans le secteur d'Alger par tous les moyens. Bollardière est directement placé sous ses ordres et le combat vient de changer de nature. Comprenant le trouble des officiers de son secteur, celui-ci leur adresse une directive dans laquelle il précise : « La tentation à laquelle n'ont pas résisté les pays totalitaires de considérer certains procédés comme une méthode normale pour obtenir le renseignement doit être rejetée sans équivoque et ces procédés condamnés formellement ».
Le désaccord est total entre Massu et Bollardière. Le 8 mars 1957, à Alger, ils ont un long entretien. Bollardière présente ses objections : « Je lui dis que ses directives sont en opposition absolue avec le respect de l'Homme qui fait le fondement même de ma vie et que je refuse d'en assumer la responsabilité ... J'affirme que s'il accepte le principe scandaleux de l'application d'une torture, il va briser les vannes qui contiennent encore difficilement les instincts les plus vils et laisser déferler un flot de boue et de sang ... Je lui dis qu'il va compromettre pour toujours, au bénéfice de la haine, l'avenir de la communauté française en Algérie et que pour moi la vie n'aurait plus de sens si je me pliais à ses vues ». Ce qu'il reprochera le plus à Jacques Massu, c'est d'avoir accepté une mission qui permettait au pouvoir politique de se dérober devant ses propres responsabilités. Pour lui, Massu, au nom de l'Armée, devait refuser cette mission.
A cela Massu répond par la nécessité de protéger à n'importe quel prix les vies innocentes et menacées, par l'efficacité immédiate des « interrogatoires poussés », par la rapidité indispensable à l'action. C'est un dialogue de sourds. Bollardière multiplie les contacts pour alerter les autorités civiles et militaires sur le caractère absolument néfaste de la politique menée par la France en Algérie. Il s'entretient avec les généraux Allard, commandant le corps d'armée d'Alger et Salan, commandant en chef en Algérie. Ceux-ci cherchent à étouffer l'affaire. Il rencontre enfin Robert Lacoste, le ministre résidant en Algérie, celui-là même qui avait confié à l'armée la mission de débarrasser Alger de ses terroristes « coûte que coûte ». En vain. Il donne sa démission et le 17 mars, il rentre à Nantes. Son épouse est mise au courant des événements dès son retour. Elle se sent spontanément en total accord avec la décision de son mari et l'approuve sans réserve : « J'ai toujours une grande reconnaissance envers mon mari pour cet acte. Ma vision de l'Homme c'est cela, c'est ce qu'il a fait. Dix ans après sa mort je garde intacte une grande estime pour ce courage qu'il a eu. J'en suis fière » et d'ajouter : « Jacques n'a pas quitté l'armée, c'est l'armée qui l'a quitté ».

Désobéissance
Nous sommes au tournant d'une vie qui marque le refus d'un homme d'être complice d'actes que réprouve profondément sa conscience. Ce jour-là, dit-il « j'ai été obligé de rompre avec l'armée, pour me préserver moi-même, pour ne pas me détruire ».
En France, le pouvoir politique cache au peuple français la véritable nature des événements algériens. Jacques de Bollardière veut rompre ce sordide complot du silence. Jean-Jacques Servan-Schreiber est inculpé d'atteinte au moral de l'armée pour avoir publié plusieurs articles relatant son expérience algérienne et dénonçant l'attitude du gouvernement français. Bollardière lui apporte son soutien par une lettre rendue publique dans l'Express du 27 mars 1957, reprise dans Le Monde du 29 mars 1957 :
« Le 21 mars 1957
Mon cher Servan-Schreiber,
Vous me demandez si j'estime que les articles publiés dans L'Express, sous votre signature, sont de nature à porter atteinte au moral de l'Armée et à la déshonorer aux yeux de l'opinion publique. Vous avez servi pendant six mois sous mes ordres en Algérie avec un souci évident de nous aider à dégager, par une vue sincère et objective des réalités, des règles d'action à la fois efficaces et dignes de notre Pays et de son Armée.
Je pense qu'il était hautement souhaitable qu'après avoir vécu notre action et partagé nos efforts, vous fassiez votre métier de journaliste en soulignant à l' opinion publique les aspects dramatiques de la guerre révolutionnaire à laquelle nous faisons face, et l'effroyable danger qu'il y aurait pour nous à perdre de vue, sous le prétexte fallacieux de l'efficacité immédiate, les valeurs morales qui seules ont fait jusqu'à maintenant la grandeur de notre civilisation et de notre Armée. Je vous envoie l'assurance de mon estime [...] »
Il s'agit là d'un acte délibéré de désobéissance. Il enfreint la règle qui veut qu'une lettre donnée à la presse par un officier ait d'abord l'approbation du ministre des Armées.
La lettre Jacques de Bollardière fait grand bruit et lui vaut, le 15 avril, une sanction de soixante jours d'arrêt à la forteresse de La Courneuve par le ministre de la Défense Nationale. En entrant en prison, Jacques de Bollardière devient un Homme Libre. Après le putsch d'Alger en avril 1961, l'image d'une armée qui se soulève contre le pays lui est insupportable. Il quitte définitivement l'armée d'active et se retire avec sa famille dans sa Bretagne. Il est désormais un civil. Il a 54 ans.
La découverte de la non-violence
Après son retour à la vie civile, il va rencontrer la non-violence à l'occasion d'une conférence donnée par Jean-Marie Muller à Lorient le 23 octobre 1970. La non-violence qui lui est présentée semble apporter la réponse qu'il cherchait depuis sa rupture avec l'armée : comment résoudre les conflits par des voies qui respectent l'Homme ? Il va entrer dans ce monde nouveau, celui de la non-violence, de façon très pragmatique, d'abord avec prudence, puis avec passion. En octobre 1971, Jacques Massu publie La vraie bataille d'Alger où il y justifie l'emploi de la torture en Algérie. Bollardière ne peut rester sans rien dire et publie à son tour : Bataille d'Alger, bataille de l'homme , un brillant plaidoyer contre la torture. Répondant aux nombreuses sollicitations, il commence une série de conférences à travers toute la France ce qui l'amène à affirmer publiquement sa conviction dans la pertinence des méthodes et de la philosophie de la non-violence.
Désormais on va retrouver Jacques de Bollardière sur tous les fronts des luttes non-violentes.
Dernier combat
C'est d'un cancer est généralisé que Jacques de Bollardière meurt le samedi 22 février 1986 à l'âge de 78 ans. Sur les champs de bataille du monde entier, le vieux soldat avait tant de fois risqué sa vie avec une grande insouciance de la mort que jamais la perspective de la mort imminente n'a pu entamer sa sérénité : « Je suis en train de mourir mais je suis heureux, comblé. J'ai passé des années et des années à me demander ce que je faisais sur la terre et ce que faisaient les autres autour de moi. Maintenant je vais savoir, ... Je n'ai pas peur. J'ai un peu d'angoisse seulement à l'idée que le moment du passage est là, tout proche, ... une étrange angoisse à la pensée que le rideau va se lever et que je vais enfin savoir ce que cela veut dire : VIVRE ».
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Fichier NFO for Un combat singulier - Général de Bollardière |
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Nom du fichier : Un combat singulier - Portrait du general de Bollardiere - Chaine Histoire - 2008 04 09.avi
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Commentaires |
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| Posted: 2010-05-22 10:15:24 |
makhlam
Uploaded: 1.66 GB Downloaded: 9.96 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 7 Ratio: 0.17

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UN HOMME AU SENS PROPRE DU MOT
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| Posted: 2009-12-28 22:35:26 |
Hreidmarr
Uploaded: 134.80 GB Downloaded: 145.30 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 30 Ratio: 0.93

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merci
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| Posted: 2009-12-17 15:50:29 |
guy9939
Uploaded: 167.54 GB Downloaded: 168.62 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 234 Ratio: 0.99

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Souvenirs de jeunesse
Merci ! Trés bien !
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| Posted: 2009-12-06 12:43:00 |
Danpaye
Uploaded: 38.46 GB Downloaded: 57.35 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 16 Ratio: 0.67

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Dis donc, ça jacte pas mal sur ce tracker!
Pour Arenzano : bien sûr que l'on est choqué par la torture, quelle que soit celui qui l'a pratiquée si l'on est normalement constitué.Mais comme tu disais,on peut fixer des degrés dans l'horreur(ni tout blanc, ni tout noir) et j'ai les boules que l'armée de MON pays ait fait cela.Une armée n'est pas censée faire ça.
Pour rien en plus sinon garder quelques années de plus l'Algérie sous sa botte alors que l'indépendance était déjà INELUCTABLE.
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| Posted: 2009-12-06 06:29:37 |
arenzano
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Bravo a cet Homme exceptionnel !. Mais les choses ne sont jamais "tout blanc" ou "tout noir", la plupart du temps elle sont dans les gammes de gris. Les photos des mauvais traitements infligés aux arabes me choquent. Mais j'ai les mêmes photos de mutilations, de tortures infligées par les militaires Arabes aux civils Français.
L'un n'excuse pas l'autre, les deux sont insupportables, mais cessons d'être hémiplégiques.
Il faut avoir l'honnêteté et le courage de se scandaliser pour les deux.
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| Posted: 2009-12-06 06:04:40 |
yrfus
Uploaded: 476.77 GB Downloaded: 280.31 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 126 Ratio: 1.70

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Un visionnaire cet homme là, que celui qui a des yeux voit.
Honneur et fidélité mon général.
-------------------- Les cons ça osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnait. |
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| Posted: 2009-12-05 19:04:25 |
yourihelvet
Uploaded: 11.03 GB Downloaded: 1.43 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 1 Ratio: 7.69

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Bonsoir,
Il serait temps de remettre les pendules à l'heure...
Un renvoi partiel intéressant pour avoir quelques doutes sur la personnalité de ce général!
JACQUES DE BOLLARDIERE,compagnon de toutes les libérations
Sous ce bel intitulé, les apôtres de la non-violence (1) ont voulu exalter l'aventure de cet officier contestataire, depuis ses engagements guerriers jusqu'à sa dérive pacifiste, en rassemblant le plus grand nombre de documents. Un sous-titre accrocheur : le général qui a refusé la torture en Algérie, justifie cette assertion. Sur ce point, la partie non-violente de l'album est plus exhaustive que la première. Les auteurs, qui ne sont pas des experts militaires (la 13ème DBLE devient Division blindée de la Légion), ignorent en effet un certain nombre d'ouvrages historiques qui donnent une image nuancée de leur héros.
Ayant approché Lyautey à l'âge de 8 ans, Bollardière en a fait son idole, au point de ne pas supporter l'enseignement de Saint Cyr, où il se montre indiscipliné et contestataire, obligé de redoubler une année et d'en sortir sous-officier. Il s'ennuie dans les régiments d'infanterie et de Légion où il est initialement affecté, et ne trouve sa voie qu'à l'occasion de la brève campagne de Norvège (35 jours).
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C'est dans cette guerre franco-française, dont il conserve un souvenir douloureux, qu'il est décoré de l'Ordre de la Libération par de Gaulle
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Tout en reconnaissant la sincérité de ses convictions humanistes fondées sur sa foi chrétienne, faut-il penser qu'en devenant un propagandiste de la non-violence, il a renié les engagements du baroudeur ? Il y a sans doute une continuité entre le Saint-Cyrien indiscipliné de 1927, l'évadé du 15 juin 1940, le chef de bande de 1944, le protestataire de 1957 et le militant anti-militariste de 1973. C'est la même prétention à se croire indépendant des autorités établies (à avoir "raison contre Aron", sans réflexion critique approfondie), et à revendiquer une liberté d'action absolue. C'est le même homme dont les pacifistes célébrent le reniement et l'anti-conformisme. Ses camarades de promotion, admirateurs du combattant, observent avec stupeur la dérive utopiste du vieil homme, qui aurait été dangereuse si elle n'avait été ridicule.
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| Posted: 2009-12-04 15:40:44 |
Danpaye
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Merci mec.A voir aussi absolument "l'ennemi intime"(je suis en seed) docu boulversant en 3 parties + le film avec Magimel et Dupontel,que je n'ai pas encore vu.Dans le docu, pas mal de bourreaux/témoins de la torture en Algérie qui portent plus ou moins bien leurs souvenirs.Bizarrement, les mieux dans leur peau en apparence sont ceux qui ont été à la fois bourreaux ET victimes, comme une sorte d'"équilibre".
Les plus mals sont ceux qui n'ont été "que" témoins, rongés par leur passivité.
En tout cas, tous ces docus sont essentiels pour le devoir de mémoire, même s'ils arrivent très tard.Ni la France , ni l'Algérie n'ont pu encore méditer le sujet à tête reposée.
Les ricains, quoi qu'on en dise, sont plus enclins à se replonger les périodes sombres de leur histoire, même récente.(Vietnam, Irak,...)
Chez nous, c'est la loi du silence...
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| Posted: 2009-12-04 13:30:00 |
kamel46
Uploaded: 84.17 GB Downloaded: 52.23 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 49 Ratio: 1.61

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Un grand HOMME, un GRAND GENERAL qui a fait Honneur à la France et à son ARMEE en refusant de pratiquer la TORTURE en Algerie. Un tres grand merci au uploader.
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| Posted: 2009-12-04 07:44:27 |
titi56000
Uploaded: 1.17 TB Downloaded: 416.92 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 5 Ratio: 2.88

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Merci bcp
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| Posted: 2009-12-04 07:12:32 |
soso72
Uploaded: 709.37 GB Downloaded: 568.97 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 81 Ratio: 1.25

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Belle présentation, merci à toi.
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| Posted: 2009-12-04 06:35:34 |
bobmonkey
Uploaded: 1.33 TB Downloaded: 1.05 TB Forum Posts: 0 Comments Posted: 18 Ratio: 1.27

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Merci mon gars, je connais bien la guerre d'algérie pour avoir lu et vu de nombreux livres/films sur le sujet.
Je connaissais de réputation ce général exceptionnel et justement il était pour moi incompréhensible que des compagnons de la libération aient pu se livrer à des actes de torture qu'eux même avaient pu subir.
Cet homme rend de l'espérance à l'âme humaine et je te remercie de nous faire découvrir cet homme injustement méconnu.
Il ne faut pas oublier aussi que des actes délibérés de la guérilla pour faire basculer la population dans son camp ont mené aux massacres d'européens sans défense puis en représailles de musulmans.
Ce type d'acte insurrectionnel est tout aussi condamnable que la torture.
A ce sujet ne pas oublier la guerre civile algérienne 91-99 150 000 morts qui opposa le gouvernement FLN à son peuple pour que l'élite militaro-politique conserve la main mise sur les ressources du pays au dépens de tous les autres.
lire à ce sujet : La sale guerre, Le témoignage d'un ancien officier des forces spéciales de l'armée algérienne, 1992-2000 Habib Souaïdia.
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| Posted: 2009-12-04 01:53:03 |
tigrini
Uploaded: 656.68 GB Downloaded: 82.24 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 274 Ratio: 7.99

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Merci pour vos commentaires.
Je suis toujours en seed. Apparemment c'est un facteur interne à T411. J'aurais juré qu'avec la nouvelle configuration des serveurs ce serait mieux. Certainement que le staff a encore du travail devant soi.

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| Posted: 2009-12-04 00:51:39 |
elgringo001
Uploaded: 320.54 GB Downloaded: 247.80 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 9 Ratio: 1.29

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ben moi je ne peut mm pas le dl....
ca m'affiche ca:
Quote: L'ID a été trouvé sur la base de données, mais le torrent a disparu!
Vérifiez Chemins Server et chmods avez raison! |
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| Posted: 2009-12-04 00:50:26 |
melomane29
Uploaded: 86.93 GB Downloaded: 60.51 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 79 Ratio: 1.44

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Un tres grand homme et un juste.Merci
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| Posted: 2009-12-04 00:06:47 |
tigrini
Uploaded: 656.68 GB Downloaded: 82.24 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 274 Ratio: 7.99

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Merci pour ton commentaire.
Mais je suis en seed. Cela doit être un bug.

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| Posted: 2009-12-04 00:02:43 |
toufou1000
Uploaded: 507.96 GB Downloaded: 448.69 GB Forum Posts: 0 Comments Posted: 11 Ratio: 1.13

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Superbe post.
Merci de m'avoir fait connaitre cet homme dont je découvre la vie à l'instant (honte à moi).
J'attend les sources. Pour l'instant, il y a 0-0-0
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